L’émotion : un poison ou une force dans le management ?
Dans mon parcours professionnel, j’ai eu la chance de côtoyer de grands chefs d’entreprise et des mentors remarquables. Tous avaient beaucoup à transmettre, mais leurs approches étaient parfois diamétralement opposées sur une question essentielle : quelle place accorder à l’émotion dans le management et, surtout, dans la prise de décision ? J’ai ainsi observé deux grandes écoles : La première école parle de l’émotion comme une faiblesse dont le manager doit, autant que possible, s’affranchir. Pour cette école, l’émotion risque d’éloigner le manager de la raison, de l’enfermer dans la peur, de transformer son empathie en excuse, de nourrir l’indécision ou encore de créer une familiarité incompatible avec la distance nécessaire à l’exercice de certaines responsabilités. L’émotion présenterait trop de contraintes négatives dans le milieu professionnel où l’on ne vient pas chercher des amis, encore moins une famille. Tout le monde a signé un contrat et il faut que chacun l’honore....